Geneviève (née à Nanterre en 423, morte à Paris le  (ou en 502 selon d'autres sources) est une sainte française, patronne de la ville de Paris, du diocèse de Nanterre et des gendarmes.

La forme issue du latin Genovefa( aussi en polonais la mienne d origine polonaise) est également employée et a donné le nom Génovéfain (religieux).

Il s'agit de la latinisation du francique *Kenowīfa ou *Kenuwefa, nom germanique féminin constitué des éléments ken- « genre, race » (apparenté à kin en anglais) et wīf « femme » (apparenté à wife en anglais et Weibf en allemand).

 

Fille unique de Severus, probablement un Franc romanisé,

et de Geroncia d’origine grecque

[ elle aurait hérité en tant que fille unique de la charge de membre du conseil municipal (curia) détenue par son père

charge qu’elle aurait exercée tout d’abord à Nanterre,

puis à Paris après son installation dans cette ville chez une « marraine » influente

 Elle se voue très jeune à Dieu et est remarquée par saint Germain d'Auxerre

 et saint Loup de Troyes

, qui passent par Nanterre en 429

 , à l'occasion de leur voyage vers la province romaine de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle)

. Elle mène une vie consacrée et ascétique, probablement dès ses seize ans.

Selon la tradition, lors du siège de Paris en 451,

grâce à sa force de caractère

, Geneviève, qui n’a que 28 ans,

convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns.

Elle encourage les Parisiens à résister à l’invasion par les paroles célèbres : « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »

Le tombeau de sainte Geneviève fut placé au départ auprès de celui de Clovis (on le suppose) dans la crypte de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul, construite par le roi des Francs.

La châsse fut évacuée vers Draveil lors de la première invasion des Normands en 845. Elle y resta jusqu’en 853.

Lors d’une nouvelle tentative des Normands pour prendre Paris, les habitants de la Cité allèrent chercher la châsse

et les moines allèrent la porter aux points où le combat était le plus difficile.

Cette action revigora le courage des combattants, et Paris ne fut pas pris.

 

Le ,

la châsse de la sainte fut transportée à la Monnaie,

et le Conseil Général de Paris, décida de brûler la nuit même, en place de Grève

, le reliquaire ainsi que les reliques de la sainte qui s’y trouvaient

 La nouvelle châsse contient quelques reliques

(un avant-bras et quelques phalanges) qui avaient été envoyées dans d’autres sanctuaires avant la Révolution et qui ont ainsi pu être préservées des destructions.

Jusqu'au xvie siècle, Geneviève est représentée vêtue d'une robe de jeune fille noble, tenant à la main un cierge qu'un démon essaie d'éteindre (en souvenir de la construction de la première basilique de Saint-Denis, dont elle visitait le chantier, de nuit, avec ses compagnons).

À la fin du xve siècle, elle est représentée en jeune bergère entourée de moutons, peut-être par confusion avec Jeanne d'Arc et les représentations de vierges pastourelles.

Au xixe siècle, Pierre Puvis de Chavannes consacre un cycle de peintures à l'enfance de Geneviève (1874) au Panthéon de Paris.

En 1928Paul Landowski réalise une statue de sainte Geneviève pour le pont de la Tournelle, qui traverse la Seine à Paris.

 

 

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